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Surcharge numérique : notifications, réseaux sociaux… pourquoi votre cerveau reste-t-il toujours en alerte ?

Publié le 23 septembre 2026 9 min de lecture

Vous êtes tranquillement installé. Votre téléphone vibre. Et presque sans réfléchir, vous le regardez. Un message. Une notification. Un mail. Une actualité. Une vidéo. Puis une autre. Quelques minutes plus tard, vous reposez votre téléphone… avant de le…

Réserver un soin

Vous êtes tranquillement installé.

Votre téléphone vibre.

Et presque sans réfléchir, vous le regardez.

Un message. Une notification. Un mail. Une actualité. Une vidéo. Puis une autre.

Quelques minutes plus tard, vous reposez votre téléphone… avant de le reprendre presque automatiquement.

Cela vous parle ?

Le numérique nous facilite énormément la vie. Il nous permet de travailler, communiquer, apprendre, nous divertir et garder le contact.

Mais une question mérite aujourd’hui d’être posée :

à quel moment sommes-nous encore vraiment indisponibles ?

Pas simplement avec l’écran éteint.

Vraiment indisponibles.

Sans message à lire.
Sans notification.
Sans information supplémentaire.
Sans nécessité de répondre.
Sans vidéo qui démarre.
Sans impression qu’il pourrait se passer quelque chose pendant notre absence.

Parce qu’à force d’être connecté en permanence, nous pouvons finir par ne plus savoir ce que signifie réellement récupérer.


Quand chaque sonnerie devient un appel à l’attention

Le problème ne vient pas d’une notification isolée.

Il vient de leur accumulation.

Messages personnels, mails professionnels, groupes WhatsApp, réseaux sociaux, actualités, applications, rappels…

Chaque sollicitation peut interrompre ce que nous sommes en train de faire.

Dans le contexte professionnel, l’INRS parle d’ailleurs d’hyperconnexion et de surcharge informationnelle. L’organisme décrit notamment la multiplication des interruptions, le sentiment d’urgence et cette impression de ne jamais pouvoir réellement s’arrêter.

INRS – Hyperconnexion et surcharge numérique

À force, quelque chose peut changer dans notre manière de fonctionner :

nous ne décidons plus toujours consciemment de consulter notre téléphone.

Nous réagissons.

Il sonne → nous regardons.
Il vibre → nous répondons.
Un moment de vide apparaît → nous ouvrons une application.

Cela ne signifie pas que tout utilisateur de smartphone est « addict ». Le terme d’addiction répond à des critères précis.

Mais il existe bien des usages problématiques ou difficiles à contrôler, et les travaux de l’OMS sur les environnements numériques montrent que les effets du numérique sur le bien-être peuvent être positifs ou négatifs selon les usages, les personnes et les contextes.


Votre téléphone est posé… mais votre cerveau est-il vraiment au repos ?

C’est probablement là que se trouve le vrai sujet.

Nous pouvons ne plus regarder notre écran et pourtant continuer mentalement :

Est-ce qu’on m’a répondu ?
Je dois penser à envoyer ce mail.
Je regarderai ça tout à l’heure.
Qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui ?
Il faut que je vérifie quelque chose.

Le téléphone peut donc être posé sur la table…

et pourtant rester présent mentalement.

Dans certaines situations professionnelles, l’INRS utilise même l’expression « sur le qui-vive » : l’imprévisibilité d’un appel peut maintenir une charge mentale et empêcher une vraie mise à distance du travail.

Évidemment, recevoir un message personnel n’est pas la même chose qu’être d’astreinte professionnelle.

Mais le mécanisme nous rappelle quelque chose de très simple :

attendre d’être sollicité est déjà une forme de sollicitation.


Et le corps dans tout ça ?

L’hyperconnexion n’est pas seulement une histoire de cerveau.

Passer beaucoup de temps devant des écrans peut également concerner les yeux, les postures, le sommeil et la fatigue générale.

L’INRS rappelle que le travail prolongé sur écran peut favoriser fatigue visuelle, troubles musculosquelettiques, stress et surcharge cognitive, notamment lorsque l’activité impose une forte quantité d’informations ou peu de pauses.

INRS – Travail sur écran et effets sur la santé

Vous connaissez peut-être cette sensation :

les yeux fatigués,
la nuque avancée vers l’écran,
les épaules remontées,
le dos figé,
la tête pleine.

Le problème n’est pas forcément « le téléphone » en lui-même.

C’est souvent l’addition :

écrans + posture + absence de pause + informations + stress + sommeil insuffisant.

Et cette accumulation finit parfois par ressembler à une journée sans véritable respiration.


Le soir, notre organisme a pourtant besoin de redescendre

Il est 22 h 30.

Vous êtes fatigué.

Mais vous ouvrez votre téléphone « cinq minutes ».

Une vidéo en appelle une autre.

Une information vous intrigue.

Un message arrive.

Et vous êtes soudain plus éveillé qu’avant.

Ce phénomène n’est pas seulement psychologique.

L’Inserm explique que les écrans le soir peuvent perturber l’endormissement de deux façons : la lumière émise par les écrans peut agir sur notre horloge biologique, tandis que les activités numériques stimulantes peuvent favoriser un état d’éveil cérébral et émotionnel peu compatible avec le sommeil.

Inserm – Écrans, hyper-éveil et sommeil

L’Assurance Maladie rappelle également que l’utilisation d’écrans la nuit et les réveils provoqués par les notifications peuvent fragmenter le sommeil et en diminuer la qualité.

Assurance Maladie – Écrans et sommeil

Voilà pourquoi le soir devrait progressivement redevenir un moment différent du reste de la journée.

Pas forcément sans technologie dès 18 heures.

Mais avec une vraie transition.


À force d’être connecté, avons-nous perdu le droit au vide ?

C’est peut-être la question qui m’interpelle le plus.

Nous remplissons presque chaque espace.

Une attente ? Téléphone.

Une pause ? Téléphone.

Un repas seul ? Téléphone.

Avant de dormir ? Téléphone.

Au réveil ? Téléphone.

Même certaines promenades deviennent un moment pour écouter, photographier, filmer, publier ou répondre.

Et pourtant, le vide n’est pas forcément du temps perdu.

Marcher sans contenu.

Regarder dehors.

Boire quelque chose sans écran.

Rester dix minutes sans répondre à personne.

Sentir son corps.

Respirer.

Ne rien produire.

Ces moments nous permettent simplement de redevenir présents à ce qui se passe ici, plutôt qu’à tout ce qui pourrait se passer ailleurs.


Nous devenons parfois plus réactifs que réellement disponibles

C’est là que j’emploierais votre idée de « mécanique », mais avec nuance.

La technologie ne nous transforme pas littéralement en machines.

En revanche, elle peut favoriser un fonctionnement de plus en plus automatique :

notification → réponse,
ennui → téléphone,
stress → distraction,
silence → contenu.

Et petit à petit, nous risquons de perdre une chose essentielle :

la capacité de choisir consciemment ce qui mérite notre attention.

Le Ministère du Travail rappelle d’ailleurs que la multiplication des canaux et des messages peut participer au stress au travail, d’où l’importance du droit à la déconnexion.

Ministère du Travail – Le droit à la déconnexion


Alors, faut-il tout couper ?

Non.

Je ne crois pas aux discours qui consistent à opposer monde numérique et « vraie vie ».

Le numérique fait partie de nos vies.

La question est plutôt :

qui décide ?

Vous ?

Ou chaque notification, chaque application et chaque sollicitation ?

Il peut être intéressant de recréer volontairement des périodes où le téléphone redevient un outil que l’on consulte, plutôt qu’un objet auquel on répond immédiatement.

Par exemple :

mettre certaines notifications en silence,
laisser le téléphone dans une autre pièce pendant un repas,
éviter les écrans juste avant le coucher,
marcher régulièrement sans contenu audio ni téléphone à la main,
s’accorder des périodes où personne n’attend de réponse immédiate.

Ce ne sont pas des règles absolues.

Ce sont des moyens de retrouver un peu d’espace mental.


Chez CZENSPA, la déconnexion commence justement par cet espace

C’est aussi une des raisons pour lesquelles j’ai voulu créer CZENSPA comme un lieu de ressourcement, et pas comme un simple espace bien-être.

Lorsque vous arrivez ici, l’objectif n’est pas de remplacer une sollicitation par une autre.

C’est l’inverse.

Vous ralentissez.

Le téléphone peut rester posé.

Il n’y a rien à regarder.

Rien à commenter.

Rien à publier.

Vous pouvez recevoir un soin sur mesure, relâcher les tensions, parler si vous en ressentez le besoin, retrouver vos sensations corporelles…

Puis profiter du spa privatif, du calme et de la nature.

Tout est pensé pour créer ce que nous avons parfois beaucoup de mal à nous offrir seuls :

un espace sans urgence.


Le système nerveux a lui aussi besoin de temps pour redescendre

Quand une personne arrive stressée, très sollicitée ou mentalement saturée, elle ne passe pas toujours instantanément du mode « journée à cent à l’heure » au calme profond.

Cela prend du temps.

C’est pour cela qu’un véritable lieu de ressourcement ne se limite pas, pour moi, à un soin de 60 minutes.

Il faut aussi un avant, un pendant et un après.

Le soin corporel aide à relâcher.

L’écoute permet parfois de comprendre ce qui entretient la surcharge.

Le silence et la nature réduisent les sollicitations.

Le spa privatif permet de prolonger ce temps sans immédiatement replonger dans le quotidien.

Et progressivement, le rythme change.


Essayez simplement ceci ce soir

À un moment où vous auriez normalement pris votre téléphone, laissez-le volontairement ailleurs pendant vingt minutes.

Sans télévision.

Sans vidéo.

Sans musique.

Sans podcast.

Sans notifications.

Puis observez.

Avez-vous immédiatement envie de le reprendre ?

Votre tête cherche-t-elle quelque chose à faire ?

Êtes-vous inconfortable dans le silence ?

Ou sentez-vous progressivement quelque chose redescendre ?

Il n’y a pas de bonne réponse.

Cette petite expérience permet seulement de comprendre la place prise par les sollicitations dans notre quotidien.


Votre attention mérite aussi de pouvoir se reposer

Nous prenons parfois soin de notre alimentation.

De notre sommeil.

De notre corps.

Mais nous oublions que notre attention est elle aussi une ressource limitée.

Et lorsque tout réclame notre attention en permanence, il devient difficile de savoir ce qui est réellement important.

Alors peut-être que se ressourcer commence simplement par cela :

arrêter de répondre immédiatement à tout.

Se remettre au centre.

Respirer.

Retrouver le silence.

Retrouver le corps.

Et se rappeler que nous avons le droit de ne pas être joignables, disponibles et stimulés à chaque instant.

Parce que parfois, la meilleure notification est celle qui n’arrive pas.

Et si vous ressentez déjà fatigue, irritabilité, surcharge mentale, difficulté à décrocher, sommeil perturbé, tensions du dos ou de la nuque, peut-être que votre organisme ne vous demande pas davantage de contenu.

Peut-être qu’il vous demande simplement…

du calme.


CZENSPA – lieu de ressourcement à Saint-Antonin-Noble-Val

Un espace privé en pleine nature, pensé pour permettre au corps et au mental de ralentir ensemble.

Écrit par Carine Campan, fondatrice de CZENSPA, accompagnante en reconstruction émotionnelle et créatrice de sa méthode de reconstruction émotionnelle, forte de plus de douze années d’expérience dans l’accompagnement humain.

Les prestations proposées par CZENSPA relèvent du bien-être et de l’accompagnement complémentaire. Elles ne remplacent ni une consultation, ni un diagnostic, ni un traitement médical, ni un suivi psychologique. Si votre fatigue, votre irritabilité, votre isolement ou vos symptômes persistent, s’aggravent ou perturbent votre quotidien, consultez un professionnel de santé.

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